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Aux proches des parents en deuil

A vous qui avez des proches qui ont perdu un enfant et qui ne savez pas quoi faire ni quoi dire.  Sachez qu’il n’existe aucun mot qui puisse soulager leur douleur et qu’ils n’attendent d’ailleurs pas de vous que vous le fassiez. La seule chose qui leur ferait du bien serait qu’on leur rende leur enfant.

Evitez tous conseils ou jugements. Evitez de dire que vous les comprenez à moins que vous aussi, ayez perdu un enfant. Evitez de comparer la perte de leur enfant à toute autre perte car elle est différente : un bout d’eux vient de mourir et aucun autre enfant ne pourra jamais le remplacer. Par-dessus tout, s’il vous plaît, n’essayez pas de les fuir parce que vous vous sentez mal à l’aise. N’ayez pas de honte à le leur exprimer.

Essayer de garder en tête qu’eux seuls  savent ce qui pourrait leur faire du bien et que l’unique moyen d’avancer dans ce deuil est de le vivre en acceptant leur souffrance. Soyez tolérants si ils ont parfois des réactions disproportionnées. Leur vie a basculé et ils sont en plein cauchemar. Ils doivent maintenant accepter la nouvelle personne qu’ils sont devenus avec pour chacun ses nouvelles valeurs et croyances. Il ne s’agit pas d’un, mais d’une multitude de deuils à faire.


«  Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence ».
 Amis compatissants du Québec


Non seulement, ils doivent accepter que leur enfant soit mort, mais aussi que l’avenir projeté avec lui soit réduit à néant. Ils sont également dans l’obligation d’admettre que chacun des deux partenaires a profondément changé et qu’il vit sa souffrance à sa propre manière. Donc, leur couple en subit momentanément les conséquences.

N’hésitez pas à dire aux parents en deuil de leur enfant que vous pensez  à eux lors des dates spécialement difficiles à vivre, telles que : le jour d’anniversaire de la naissance, celui du décès, celui de l’enterrement, ainsi que les nombreuses fêtes et les vacances.


 « Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n’est pas parce que vous nous avez blessé. C’est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus ».  Amis compatissants du Québec

Seule votre présence peut les aider. Ils ont besoin de pouvoir parler de leur enfant disparu s’ils en ressentent le besoin ainsi que d’une épaule accueillante sur laquelle ils peuvent pleurer. Parfois, ils ont juste besoin d’une présence silencieuse. Si l’émotion monte et que les larmes vous viennent aux yeux, laissez-les sortir, pleurez avec eux.


Supplique à nos amis, à notre famille (Rita Moran)

« Je vous en prie, ne me demandez-pas si j’ai réussi à le surmonter,
Je ne le surmonterai jamais.
Je vous en prie, ne me dites pas qu’il  est mieux là où il est maintenant,
Il n’est pas ici auprès de moi.
Je vous en prie, ne me dites pas qu’il ne souffre plus,
Je n’ai toujours pas accepté qu’il ait dû souffrir.
Je vous en prie, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens,
A moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant.
Je vous en prie, ne me demandez pas de guérir,
Le deuil n’est pas une maladie dont on peut se débarrasser.
Je vous en prie, ne me dites pas « Au moins vous l’avez eu pendant tel nombre d’années »,
Selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir ?
Je vous en prie, ne me dites pas que Dieu n’inflige pas plus que ce que l’homme peut supporter.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous êtes désolés.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant, si vous vous rappelez de lui.
Je vous en prie, laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Je vous en prie, mentionnez le nom de mon enfant.
Je vous en prie, laissez-moi simplement pleurer».


  
Association Kaly
Soutient les personnes confrontées au deuil d'un bébé ou d'un jeune enfant